Une femme qui sale de la viande avant la cuisson

Quelles sont les erreurs qui reviennent souvent qui vous incite à trop saler en cuisinant ?

On passe du temps à chercher comment rattraper un plat trop salé, mais rarement à comprendre pourquoi on en est arrivé là. Pourtant, la plupart des erreurs de salage ont une logique très claire,  et une fois qu’on les connaît, elles sont faciles à éviter.

Pourquoi saler trop tôt ou trop souvent change tout ?

L’une des erreurs les plus répandues, c’est de saler à plusieurs étapes sans tenir compte des ajouts qui vont suivre. On sale les légumes en début de cuisson, puis on ajoute une tablette de bouillon déjà très salée, puis on rectifie l’assaisonnement en fin de cuisson… et on se retrouve avec un plat trois fois trop salé.

Le bon réflexe, c’est de réserver le sel pour la fin,  ou du moins d’attendre que le plat soit proche de sa forme définitive avant d’assaisonner. Pendant la cuisson, les liquides réduisent, les saveurs se concentrent, et ce qui semblait bien salé à mi-parcours peut devenir excessif une fois réduit de moitié. Saler en fin de cuisson, avec une seule pincée bien dosée, évite la majorité des débordements. La même logique s’applique aux recettes qui intègrent des ingrédients naturellement salés : fromage, anchois, câpres, olives, sauce soja, miso. Ces éléments apportent déjà beaucoup de sel,  inutile d’en rajouter autant qu’à l’habitude.

Vous avez déjà un plat trop salé, comment rattraper avec du pomme terre, du sucre, du lait ou diluer ? Nos conseils dans notre autre article.

Quel est le piège des bouillons et des sauces du commerce pour éviter de trop salé vos plats ?

Bouillons cubes, fonds de sauce en brique, sauces tomate en conserve, fromages râpés industriels : ces produits contiennent souvent des quantités de sel bien plus importantes qu’on ne l’imagine. Une tablette de bouillon classique peut contenir entre 3 et 5 grammes de sel,  presque la totalité de l’apport journalier recommandé pour un adulte, pour un seul plat.

Une personne qui utilise des cubes de bouillon dans une recette

La solution la plus simple : choisir des versions « à teneur réduite en sel » quand elles existent, ou faire son bouillon maison. Sans aller jusque-là, on peut aussi n’utiliser qu’une demi-tablette et compenser avec des herbes aromatiques. Le goût reste là, le sel en moins. Autre piège fréquent : l’eau de cuisson des pâtes ou du riz. Beaucoup de cuisiniers salent généreusement cette eau. Ce qui est utile pour les pâtes,  puis utilisent ensuite cette même eau pour allonger une sauce. Résultat : double ration de sel sans s’en rendre compte.

Quelques habitudes à prendre pour mieux doser le sel dans vos plats ?

Il ne s’agit pas de cuisiner sans sel. Ce serait passer d’un extrême à l’autre. L’enjeu, c’est de retrouver une vraie conscience du sel qu’on utilise, plutôt que de saler par automatisme ou par habitude.

  • Goûter systématiquement avant de saler, pas après
  • Utiliser une petite cuillère plutôt que de saler directement depuis la salière
  • Lire les étiquettes des produits transformés pour estimer le sel déjà présent
  • Remplacer une partie du sel par des épices, des herbes fraîches ou du jus de citron pour rehausser les saveurs autrement

Ces petits changements semblent anodins, mais ils transforment vraiment la façon de cuisiner. On devient plus attentif, on goûte davantage, et on finit par saler moins — sans que les plats y perdent en saveur.

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